Du surplus solaire à gaspiller ?
Une installation solaire produit quand le soleil brille, pas quand on consomme. Le surplus, on le stocke dans les batteries tant qu'elles ne sont pas pleines, puis on le perd ou on le revend à un prix dérisoire.
La bonne réponse est de décaler les consommations qui peuvent l'être, un chauffe-eau, une recharge de voiture, un radiateur, vers les moments où l'énergie est là et ne coûte rien. C'est le rôle d'un EMS, pour Energy Management System.
La nouveauté chez Victron
Avec Venus OS v3.80, Victron ajoute aux appareils GX une fonction baptisée GX Opportunity Loads. Elle pilote des charges pour employer le surplus solaire plutôt que de le laisser filer.
Les premiers périphériques pris en charge sont la borne de recharge Victron et des prises et modules Shelly capables de mesurer la puissance. Il faut aussi la nouvelle interface GX, et, d'après les premiers retours de la communauté, elle cohabite avec le Dynamic ESS : il faut choisir sa stratégie périphérique par périphérique, les chambres sont séparées.
Le produit est encore immature : une interface dispersée entre plusieurs menus du GX qui n'était pas conçut dans cette optique en premier lieu, sans vue d'ensemble de ce que fait le système. C'est néanmoins un premier pas intéressant, et il suffira probablement à beaucoup clients qui ont un besoin simple, comme une recharge de voiture ou un chauffe-eau.
Que Victron s'attaque à ce sujet est une bonne nouvelle. Cela confirme que le pilotage des charges fait partie intégrante d'une installation moderne.
Mon alternative : la Centrale Solaire
C'est exactement le rôle de ma Centrale Solaire, mon EMS Zolaire. Je m'appuie déjà sur le Cerbo GX pour piloter les périphériques qu'il sait atteindre, mais le pilotage est issu de nos recherches.
Les différences :
- Algoritme d'apprentissage Centrale Solaire charge le minimum nécessaire par apprentissage lorsque la production solaire est trop faible.
- Un pilotage plus fin. Les appareils sont pilotés avec des profils dédiés.
- Un monitoring plus direct. Les graphiques et vues affichent clairement ce qui est piloté de ce qui ne l'est pas.
- Un contrôle plus direct. L'on peut passer du pilotage automatique à un pilotage manuel, temporel ou temporaire, directement, périphérique par périphérique, sur la même vue, les graphes affichent clairement le pilotage en cours.
- Une interaction plus agréable. C'est une interface conçue pour l'usage quotidien, pas un menu de plus dans un appareil.
Et l'efficacité ?
Je ne vais pas prétendre que mon système fait mieux que celui du constructeur sans l'avoir mesuré. Sur le papier, il devrait être au moins aussi efficace, mais seuls des essais sur le terrain, en conditions réelles et sur plusieurs semaines, le diront. Je compte bien les faire et vous en rendre compte ici.
Ce qui me plaît dans cette nouveauté, c'est qu'elle fournit un point de comparaison honnête. Si la solution native suffit à un besoin, autant l'utiliser. Si l'on veut aller plus loin, l'autohébergement du pilotage, des règles sur mesure, une supervision claire, c'est là que mon travail prend son sens.
Un besoin de pilotage ?
Si vous avez une installation Victron et des charges à valoriser, ou si vous vous demandez laquelle des deux approches vous convient, n'hésitez pas à me contacter.